Adénopathies cervicales sans cancer primitif connu - bilan

Adénopathies cervicales sans cancer primitif connu - bilan


Le bilan clinique, endoscopique et d'imagerie médicale doit être le plus complet possible.

Scanner cervicofacial

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose II
  • Le bilan doit inclure une TDM parfois complétée par une IRM (oropharynx, nasopharynx) à la recherche d'une néoplasie primitive ORL (une attention particulière doit être portée à la base de langue, aux loges amygdaliennes et au rhinopharynx). L'exploration permet aussi l'analyse de l'ensemble des chaines ganglionnaires cervicales.

IRM cervicofaciale

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose 0
  • Le bilan doit inclure une TDM parfois complétée par une IRM (oropharynx, nasopharynx) à la recherche d'une néoplasie primitive ORL (une attention particulière doit être portée à la base de langue, aux loges amygdaliennes et au rhinopharynx). L'exploration permet aussi l'analyse de l'ensemble des chaines ganglionnaires cervicales.

Scanner thoraco-abdominal

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose IV
  • Une TDM thoracique est systématiquement associée au bilan. Elle est étendue à la région abdomino-pelvienne si la métastase ganglionnaire révèle un adénocarcinome ou en cas d'adénopathie sus-claviculaire.

TEP

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose IV
  • La TEP/TDM au FDG est indiquée dans la recherche de la tumeur primitive en cas de métastases ganglionnaires cervicales sans primitif connu. Elle doit être de préférence effectuée avant la réalisation des biopsies pharyngées. Elle peut révéler une lésion tumorale primitive et des disséminations tumorales non suspectées par les autres méthodes d'exploration, et donc orienter la stratégie thérapeutique.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d'essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D'EXPERTS

En l'absence d'études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L'absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 - 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 - 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d'imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/