Le droit des hommes

Le droit des hommes

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Rédigé le 12/03/2019
Par Manon
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Hello tout le monde !

Bon, alors ok oui, j’avais dit le blog ça me soûle ça suffit c’est fini, et puis j’ai vu le grand retour de Jaddo, et ça m’a donné envie de vous réécrire.

C’est une petite histoire toute bête. Qui ne parle pas trop de grosse maladie, donc qui intéresse tout le monde.

C’est mon frère qui a accouché hier. Enfin, c’est la femme de mon frère qui a accouché hier, mais bon, écrire ça c’est un peu long, alors je préfère parler en raccourci. De toute façon, a priori, vous aviez compris.

Mon petit frère a accouché donc. Ok il n’a pas fait grand chose. Il a tenu les mains de sa femme, il lui a tenu le front, il l’a encouragée bien fort. Elle elle était sur le lit en train de forcer, et lui bien sûr, ne faisait pas grand chose, en comparaison. Il a donc passé le long processus d’accouchement à attendre, debout, assis sur le ballon de yoga, puis debout, puis assis sur une chaise dans la chambre, etc, etc. Mon frère est resté au moins 36h sans s’allonger, à aider sa femme heureuse mais douloureuse.

Il a eu un service au raccourci.

Je me dis quand même, à l’orée de la journée de la femme, ne devrait-on pas aussi penser à l’homme ? Au moins pour ça.

Et puis figurez-vous que le lendemain, un miracle s’est produit. Eh oui, il existe encore des miracles, en médecine. Après l’accouchement, quand la mère et le petit bébé sont passés en chambre, on a offert un lit, à mon frère. ON A OFFERT UN LIT A MON FRERE. Dans la même pièce évidemment.

Je repense tellement à mon amie Julie, qui avait tellement souffert d’être seule dans la chambre avec son bébé qu’elle découvrait et qui pleurait fort, sans cesse. L’homme était parti, il n’y avait pas de place pour lui. Et elle avait elle aussi pleuré longtemps, exténuée, désemparée, ne sachant quoi ni comment faire.

Je repense à toutes mes autres amies qui n’ont pas eu un parent dans un lit à côté.

Je me demande pourquoi l’évidence ne s’applique pas partout pareil.

D’une certaine façon, penser à l’homme ici, c’est aussi penser à la femme.

PS : Mon frère n’a pas accouché dans une luxueuse clinique, mais dans l’hôpital public proche de chez lui.