La vaccination universelle contre les HPV n'est ni justifiée scientifiquement, ni urgente. Et les "personnalités" qui appellent à la faire sont bardées de conflits d'intérêts...

La vaccination universelle contre les HPV n'est ni justifiée scientifiquement, ni urgente. Et les "personnalités" qui appellent à la faire sont bardées de conflits d'intérêts...

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Rédigé le 29/04/2019
Par Martin Winckler (Marc Zaffran)
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Il ne se passe pas de semaine sans que des internautes me demandent s'il "faut" vacciner leurs filles contre le HPV.



J'ai déjà répondu il y a longtemps à ce sujet sur mon site professionnel.



Récemment, une cinquantaine de "personnalités" ont appelé à une vaccination élargie, des filles et des garçons.



Cet appel est en réalité l'élément pseudo-scientifique d'une vaste campagne commerciale.

Les conflits d'intérêts des signataires, liés à l'industrie pharmaceutique, sont immenses.

Avec des médecins et pharmaciens indépendants de l'industrie, j'ai co-signé un "contre-appel" qui remet les choses en perspectives.



Non, il ne "faut" pas vacciner tous les enfants contre les HPV. En l'état actuel des connaissances, il est au contraire nécessaire de ne pas s'engouffrer dans une campagne de vaccination qui n'a pas d'intérêt démontré, qui ne prévient pas contre une maladie immédiatement dangereuse et qui coûtera très cher à la collectivité.



POur en savoir plus, cliquez sur ce lien.



Lisez.



Et jugez par vous-mêmes.



Martin Winckler





NOTE IMPORTANTE : Ma position personnelle sur la vaccination en général et les vaccins anti-HPV en particulier



Quelques internautes m’ont demandé « sur quels arguments scientifiques » j’avais signé le moratoire contre la vaccination HPV universelle.


Quelques précisions sur ma position vis-à-vis de la vaccination en général.
J’ai été vacciné contre le tétanos, la diphtérie, la polio, la variole. Je suis à jour de mes vaccinations (à un poil près). J’ai fait la rougeole et la coqueluche (y’avait pas de vaccins à l’époque).
Mes enfants ont été vaccinés — pas contre la variole, qu’on ne fait plus depuis les années 70 mais contre tout ce qui était disponible ou presque à l’âge où ils l’ont été.


Pendant mon enfance, j’ai grandi avec un copain qui avait perdu un bras à cause de la polio. Pendant ma formation, j’ai vu des personnes mourir de tétanos, des enfants rester sévèrement handicapés à cause d’une encéphalite rougeoleuse, des bébés naître malformés ou aveugles ou sourds à cause d’une rubéole. Et j’ai vu deux cas de diphtérie. L’une des malades en est morte.


Autant vous dire que je ne suis pas « antivaxx », au contraire. Je suis heureux que la variole ait été éradiquée grâce à la vaccination, et que la polio soit en passe de l’être.


NEANMOINS, parce que j’essaie d’avoir une attitude scientifique, je suis très circonspect quand on propose de vacciner toute la population contre une maladie « nouvelle ». Je l’étais déjà en 2009 quand industriels et gouvernements faisaient courir le bruit qu’une pandémie de grippe allait tuer des millions de personnes dans l’hémisphère nord, alors qu’elle avait fait moins de victimes dans l’hémisphère sud que l’année précédente.


DE MEME, j’ai été très sceptique, dès son lancement, à l’égard de la vaccination anti-HPV. Contrairement aux maladies sus-citées (y compris la grippe), les HPV ne tuent pas dans les jours ou semaines qui suivent l’infection, et l’immense majorité des infections guérissent seules. Les lésions du col graves sont peu fréquentes, et peuvent être traitées précocément grâce au dépistage par frottis et/ou test HPV.
Les effets de la vaccination sur une diminution du nombre de cancers n’a pas été démontré. On ne pourra l’évaluer que soixante-dix ans après les premières vaccinations.




Autant dire que les sommes colossales investies dans une vaccination de masse se justifient ENCORE MOINS que celles que l’on a mise dans le vaccin contre le A/H1N1.


A présent que vous avez lu ma position, merci de lire la version longue de l’appel à ne pas vacciner. Les informations scientifiques sont clairement exposées, elles sont vérifiables, elles méritent d’être discutées.


N’en restez pas à une réaction « épidermique ». Même si elle se révélait utile (ce qui est très mal parti) la vaccination de toutes les filles et tous les garçons contre les HPV n’est pas urgente. Vous avez le temps de réfléchir. Sans peur, sans culpabilisation. Et de vous rappeler que quand on vous fait peur (de voir vos filles et vos garçons mourir de cancer dans trente à quarante ans) c’est parce qu’on a quelque chose à vous vendre.




Martin Winckler